Comment faire du compost avec son vélo ?

Tout le monde se pose la question, comment transformer son vélo en compost ? C’est simple, il suffit de fixer son vélo à un support et d’attendre. Voilà ce que ça donne au bout de quelques semaines, le vélo se décompose et le compost est prêt à être utilisé.

Remise en état des poignées de porte Vachette V60, V65, V6100…

Dans les années 70/80 de nombreux logements ont été équipés de boutons de porte Vachette des séries citées en titre. Ces matériels en laiton sont d’une grande qualité de fabrication (française en plus). Ils tiennent mécaniquement dans le temps, faible usure, pas de jeu, démontage et remontage possible, etc. Toutefois au bout de quelques décennies, le vernis cellulosique d’origine qui protégeait le brillant des poignées tend à disparaître en raison des frottements, des coups, des contacts avec la peau, tout simplement du temps. Leur remplacement par des matériels analogues uniquement pour l’esthétique est très coûteux alors qu’une remise en état suffit moyennant une procédure simple, durable et économique.

Premier exemple: celle-ci a souffert des outrages du temps avec de grosses traces de peinture et d’enduit. Certaines restaurations que j’ai effectuées sont parties de poignées dans cet état.
Deuxième exemple: une restauration façon sagouin, avec de la peinture dorée…

Le principe est simple:

1) déposer les poignées,

2) les décaper,

3) les polir)

4) les vernir

5) séchage et remontage.

Dépose. Il faut desserrer dans le sens des aiguilles d’une montre la bague en bronze qui comporte un orifice sans l’abimer. On dégage en même temps la corolle qui cache le pas de vis. Sous cette corolle apparait un trou de 4 mm. On tourne la poignée de manière à faire apparaître un ressort. On appuie sur ce ressort avec un tournevis et on tire sur la poignée. Si cela ne fonctionne pas (le ressort n’apparait pas) on essaye de l’autre côté de la poignée car il y en a toujours au moins un qui apparaît et une fois la poignée sortie on essaye de l’autre côté en tournant le bouton.

Insérer un tournevis ou l’outil Vachette pour appuyer sur le ressort. Sur une des images suivantes on voit mieux le ressort.
Trou servant à dégager la bague
Le ressort longitudinal sur lequel il faut appuyer pour dégager le bouton est bien visible
C’est plus facile avec l’outil Vachette qui permet de desserrer la bague et d’enfoncer le ressort. A défaut un petit tournevis convient ou une aiguille à tricoter. Ne jamais utiliser une pince multiprise pour desserrer la bague.
Deux ingrédients sont essentiels, le gel décapant V33 et le Miror plus de nombreux chiffons de coton, et à gauche un bocal où je trempe les objets dans du décapant.

On effectue le décapage des bagues et des corolles par trempage sans excès de V33 par exemple, dans un bocal fermé (à gauche sur la photo) qu’on retourne de temps en temps et on attend une journée. Pour les boutons de porte on badigeonne du V33 avec un pinceau en prenant soin de poser les objets sur un vieux plat dans un local aéré car le V33 dégage des vapeurs nocives. On badigeonne plusieurs fois dans la journée car le vernis initial est parfois très résistant. Une fois décapés on essuie soigneusement les objets.

Polissage:

A l’aide d’un chiffon et de Miror on frotte les objets afin de faire disparaître l’oxydation éventuelle et recréer du « poli ». Ce travail est important car mieux le poli sera, meilleur sera le résultat final. On essuie soigneusement.

Vernissage:

C’est une partie plus délicate car il faut travailler en atmosphère ouverte, sans vent, en prenant soin de recouvrir de vernis la totalité des objets sans un excès qui donneraient des coulures. Il est préférable de prévoir des supports pour les objets sur lesquels ils sècheront ensuite. En principe, le séchage va vite. J’utilise des vernis en bombe « brillant nitrocellulosique » le meilleur mais de moins en mois facile à trouver et du vernis en bombe « brillant incolore » pour métal à séchage rapide. On peut aussi trouver du vernis brillant incolore pour carrosserie en bombe de 40 cl qui est parfait pour ce type de travail.

Support pour vernir. Le tasseau est perforé de trous au diamètre des chevilles. Les chevilles en bois sont amovibles et retiennent chacune une rosace. On passe le vernis de haut en bas en prenant soin de faire tourner la barre en bois. Un piton permet d’accrocher la barre
à un support fixe
Un ensemble reverni.

Pour le remontage, en visse les bagues et les corolles, on dépose un tout petit peu de graisse avec le doigt (l’équivalent d’une lentille) dans chaque trou de fixation des boutons et on pose les boutons en appuyant sur les ressorts qui nous ont donné tant de mal lors de la dépose. Mais maintenant on a compris.

Une fois posé

Lors de cette restauration vous pouvez rencontrer une difficulté si vous avez des poignées piquées par les coups et l’oxydation. Il y a un remède, le Scotch brite (feuille carrée) d’une part, la pâte à polir d’autre part, pour éliminer tout ce qui a griffé le métal. Vous posez les boutons de porte entre les mâchoires d’un étau et vous frottez fortement. Ensuite vous polissez au Miror.

La technique ci dessus exposée peut servir pour d’autres objets.

Le « Cri du Moloch »

Le « Cri du moloch » ou « l’onde Septimus 2 » est le tome 27 des aventures de Blake et Mortimer.

Je n’avais pas suivi sa parution mais je l’ai vu en bonne place chez mon libraire préféré. Et comme je suis un inconditionnel…

Il s’agit de la suite du volume 26 intitulé « L’onde Septimus ». Il est réalisé par les mêmes auteurs. Je rappelle que depuis la disparition d’ EDGAR P. JACOBS différentes équipes de scénaristes, dessinateurs et coloristes ont produit des aventures de Blake et Mortimer, preuve de l’intérêt des lecteurs pour ces personnages.

Sans dévoiler l’histoire, il fait ressurgir sous un angle plus sympathique le colonel Olrik, victime de Septimus et de ses ondes.

L’intrigue n’est pas toujours très limpide en raison de l’intervention dans le récit de nombreux acteurs plus ou moins bien intentionnés. Arrivé à la page 30, bien qu’éveillé, j’ai dû reprendre l’ouvrage à zéro pour bien comprendre le rôle de chacun. Plus loin, des retours en arrière sont parfois nécessaires. De ce point de vue, l’ouvrage est dense et exige de la concentration. Il faut pouvoir le lire d’un trait sans interruption. Prévoyez donc deux à trois heures tranquille.

Sur le plan graphique, les images d’ambiance sont belles, vraisemblables et bien documentées. Le joli coupé Jaguar XK 120 ou 140 date les évènements au début des années 50. Certaines vignettes sont de véritables tableaux par le sujet, leur composition et leur réalisation (page 29 en bas à droite). Les personnages sont identifiables aisément grâce à des caractéristiques faciales bien marquées qui faisaient défaut dans d’autres livres. On remarquera la série d’images en début et fin de récits de la reine Elizabeth et à partir de la page 32 de Sir Winston Churchill (excellente caricature page 32 dans la vignette du milieu). Par contre, certains portraits de Blake et de Mortimer sont moins précis que d’autres en raison de l’épaisseur du trait de plume, notamment quand les vignettes sont petites. En même temps ce ne sont pas des photos. Les deux « groules » de la vignette ronde de la page 31 sont croquées habilement. Le lecteur les retrouvera page 55 (vignette du bas à gauche).

Peut-on espérer que cette « saison » sur l’onde Septimus s’achève, pour retrouver nos héros dans des aventures autres ?

Soufflets pour macrophoto. Trucs et astuces. Macrophoto bellows. Tips and tricks

La macrophoto recouvre différents genres qui nécessitent des matériels adaptés. Depuis longtemps la photographie de très près a intéressé les photographes qui ont utilisé divers accessoires pour rapprocher l’objectif du sujet. Il s’est avéré que l’allongement du tirage donnait les meilleurs résultats pour les forts agrandissements. Les rallonges de chambre furent longtemps utilisées, beaucoup étaient artisanales. Plus tard, à l’avènement du reflex direct quelques constructeurs (Alpa, Exacta, Rectaflex…) se lancèrent dans la production de soufflets d’allongement du tirage. Puis, avec la généralisation du système reflex, chaque marque proposa un soufflet compatible avec son matériel.

Dans un premier temps il est indispensable de savoir ce qu’on veut faire plutôt que de partir dans un projet uniquement mécanique. Pour faire de la macro, voici les dispositifs principaux et essentiels:

  • Bonnette à visser sur un objectif,
  • Objectif macro (autofocus ou non) permettant la prise de vue au rapport ½ ou au mieux, 1/1,
  • Bagues allonges destinées à accroitre le tirage de l’objectif afin d’atteindre comme pour l’objectif macro un rapport d’agrandissement important, voire de dépasser le rapport d’agrandissement de l’objectif macro,
  • Bague allonge hélicoïdale, peu répandue comme la PN 11 de Nikon,
  • Soufflet qui a la même fonction que les bagues allonges avec un tirage réglable et plus important.

Par ailleurs, cet équipement est à compléter par un support comme un trépied, un viseur d’angle ou une loupe de visée, un éclairage éventuel par flash annulaire ou non… Je mets de côté la numérisation des diapositives qui est un travail spécifique et qui nécessite un accessoire particulier qui se fixe aux extrémités du soufflet. Cet accessoire n’est pas nécessaire pour d’autres usages.

Que ce soit sur les bagues allonges ou les soufflets on peut monter des objectifs non macro, des objectifs macro, des objectifs d’agrandisseur ou des objectifs de microscope pourvus d’un filetage RMS. Les meilleures performances optiques sont obtenues avec ces trois dernières catégories d’objectifs. L’utilisation d’un objectif non macro avec des bonnettes est un pis-aller valable pour de faibles agrandissements des sujets.

Pour comprendre, je propose la classification suivante :

  • Groupe I, platine côté appareil fixe, porte objectif mobile. Produit pour usage à main levée ou sur trépied. Le soufflet chinois proposé sur le WEB appartient à cette catégorie simple de même que de nombreuses productions de marque : Nikon (soufflets modèles 2 et 3), Edixa, anciens Minolta (bellows 1), Canon (bellows R), Pentax, Yashica M42, Exacta, Novoflex (BAL-S)…
  • Groupe II, platine côté appareil fixe, porte objectif mobile, rail de mise au point. Plus de facilités notamment en statif sur un trépied. Divers fabricants en proposaient, le russe PZF, Minolta, Rolleiflex, Leica pour Leicaflex…
  • Groupe III, platines avant et arrière mobiles et rail de mise au point. Cette conception est de loin la plus intéressante car elle offre une plus grande souplesse pour les réglages puisque trois éléments peuvent être ajustés en fonction de la distance du sujet et du rapport d’agrandissement souhaité. Les grandes marques comme Alpa, Canon, Pentax, Leica, Konica, Exacta, Topcon, Vivitar, Minolta (bellows IV sans rail de mise au point AB III) Olympus, Pentacon… proposaient ce type de soufflet. Seul Novoflex (balpro) en propose désormais.
  • Groupe III bis, les soufflets ne comportent pas de rails de mise au point, il faut  en ajouter un, celui de la marque ou un « extérieur », Nikon PB5,  Minolta bellows IV (rail ABIII).
  • Groupe IV, s’ajoute la possibilité de décentrer les platines pour corriger la perspective, Mamiya, Novoflex, Nikon PB4/PB6, Kenlock, Bellowsmat, Minolta auto bellows III (il doit être complété par un rail de mise au point AB III) et son quasi demi-frère le Contax-Yashica. Seul le Novoflex (balpro T/S)) est disponible en neuf. Un site à voir pour les soufflets tilt and shift : http://bbs.fengniao.com/forum/2016920.html
Le soufflet de droite, PB5 de Nikon n’a pas de rail de mise au point. A gauche, le PB4, un des meilleurs du genre.
Deux soufflets Novoflex ancienne génération, celui du haut avec rail de mise au point, celui du bas, sans rail. Les deux ont une platine fixe côté boîtier. Ils sont de bonne facture et sont livrés avec les montures les plus courantes. Une trentaine de jeux de bagues adaptatrices était proposée par Novoflex. Fin des années 60, années 70.
Ensemble macro produit par Olympus. Un système très complet.
Système Praktica, d’origine Ihagée, équipé de la transmission électrique du diaphragme. Par la suite, Praktica a proposé un soufflet plus moderne inspiré des fabrications japonaises.
Equipement Minolta de la dernière génération

Des marques, Soligor, Prinz, Admiral, Titania, Hama, Ifba, BPM, Panagor, Vivitar, etc, produisirent ou proposèrent à la vente des soufflets plus ou moins sophistiqués relevant de ces catégories. Certains sont identiques bien que vendus sous deux ou trois noms différents. De temps en temps, on en trouve sur les sites marchands. Ne pas les négliger.

De nos jours, les objectifs macro autofocus ont supplanté les soufflets. Ils sont bien plus pratiques et les photographes les préfèrent. Ils ne vont souvent que jusqu’au rapport 1/1. Toutefois quelques photographes désirent faire de la macro en utilisant un soufflet pour du travail en atelier/labo sur des sujets très rapprochés que ne permettent pas de photographier les objectifs macro seuls. L’offre actuelle en soufflets neufs est mince. Canon, Nikon, Sony, Pentax et Olympus n’en produisent plus depuis quelques années. Les seuls soufflets en production proviennent de Chine sous différentes marques ou d’Allemagne sous la marque Novoflex. Les soufflets chinois – il y a deux modèles – sont légers et ils ne sont pas pourvus d’un rail de mise au point de l’ensemble constitué par l’appareil photo, le soufflet et l’objectif. Ils ne sont pas chers, c’est un excellent argument. Ce rail de mise au point est essentiel pour ajuster l’ensemble constitué de l’appareil photo et du soufflet par rapport au sujet. On peut s’en procurer un neuf plus générique d’origine chinoise autour de 15/25€. L’ensemble ainsi constitué est déséquilibré surtout avec un « gros » réflex full-frame genre D8xx. Les soufflets Novoflex http://www.novoflex.com/en/home/ constituent un véritable système de qualité pour le professionnel ou l’expert mais ils ont l’inconvénient d’être chers. Ils sont foncièrement différents de ceux qui apparaissent sur la photo, plus haut. On est dans un marché de niche où la demande est faible et où les besoins courants sont satisfaits par le matériel chinois précité.

Si votre projet est identifié, il faut vous tourner vers l’occasion où l’offre est importante mais variable selon les montures d’objectif du fait que, d’une part des marques ont disparu et que, d’autre part, des montures ont également disparu malgré le maintien des marques. Je pense aux montures MD de Minolta, Canon FD, Olympus OM et à vis M 42…. Les montures K et Nikon F sont les seules à traverser le temps mais parfois les tarifs sont anormalement élevés bien que la demande soit faible. Dans la perspective de rédiger cette page, j’ai regardé depuis des mois l’évolution de l’offre. Ca ne bouge pas, les soufflets ne se vendent pas et les prix ne baissent pas en raison d’une spéculation forte déconnectée des réalités. Il suffit de voir une photo sur flickr d’un soufflet Topcon pour que le vendeur s’estime fondé à en demander 150€. J’invite les vendeurs à proposer des matériels à des tarifs plus modérés s’ils veulent les vendre.

Les soufflets modulaires

Divers fabricants comme Vivitar, Soligor, Panagor, Spiratone/Hama, Novoflex, Beroflex ou BPM avaient adopté il y a de nombreuses années un principe modulaire analogue avec des bagues adaptatrices amovibles T2 ou similaires. Soligor fut très prolifique avec divers modèles bien conçus, Multiflex, Flexomatic… On peut en trouver sur les sites de vente d’occasions. Mais on risque de ne trouver des bagues d’adaptation qu’au prix de longues recherches et, en plus, les bagues pour les montures récentes n’ont jamais été produites. Un des avantages majeurs est de pouvoir installer un objectif sur la platine avant une monture différente de celle du boîtier. Par exemple un excellent macro Konica sur un soufflet se fixant sur un Nikon. Mais au prix d’un soufflet nu, sans bagues il faut ajouter le prix des bagues et parfois celui du rail de mise au point soit au bas mot une centaine d’euros.

J’ai tenté de synthétiser dans ce tableau, par marque de boîtier DSLR en usage en numérique, ce qu’il est possible de faire. On verra plus loin les possibilités pour des appareils hybrides.

MARQUE BOITIER REFLEXSOUFFLET DEDIE CONSTRUCTEUR ET OBJECTIF  AUTRES SOUFFLETS  OBJECTIF DE PRISE DE VUE
Nikon à monture FSoufflet Nikon, PB4/5/6, objectifs monture Nikon FSoufflet générique avec baïonnette mâle et femelle Nikon (Novoflex, Soligor, Panagor, chinois…)    Objectif à baïonnette F de chez Nikon ou autre
Pentax à monture K  Soufflet Pentax K, objectifs monture K ou M42 avec bague d’adaptation.Soufflet M42 avec bague d’adaptation KObjectif M42 ou M39 avec une bague réductrice    
  Soufflet générique avec baïonnette mâle et femelle Pentax KObjectif en monture K
Canon EFSoufflet Canon monture FD. Nécessite une bague pour pouvoir s’adapter sur un boîtier numérique à monture EF. Objectif monture EF.  Soufflet M42 avec bague d’adaptation EF  Objectif M42 ou M39 avec une bague réductrice  
  Soufflet générique avec baïonnette mâle et femelle Canon EFObjectif EF
  Eventuellement soufflets Nikon,  K, LEICAFLEX, CONTAX/YASHICA, avec bague d’adaptationObjectif adapté à la monture du soufflet  
SonySoufflet Minolta III, IV et compact  en monture MD avec bague Minolta AF/Sony, objectif MD, M42 avec bague d’adaptation.Soufflet M42 avec bague d’adaptation pour Minolta AF/Sony  Objectif M42/M39  
  Soufflet générique avec baïonnette mâle Minolta AF/SonyObjectif de monture indifférente sur bague adéquate
  Soufflet chinois en monture Minolta AF/SonyObjectif Minolta AF/Sony
Olympus 4/3Soufflet Olympus auto monture OM avec bague 4/3, objectif Olympus OMSoufflet M42 avec bague d’adaptation 4/3 ou soufflet Nikon, CONTAX/YASHICA , LEICAFLEX , K, ROLLEI 35… avec bague d’adaptation.Objectif adapté à la monture du soufflet  
  Soufflet générique avec baïonnette mâle 4/3Objectif de monture indifférente sur bague adéquate

La démarche est donc, un, de savoir ce que vous voulez photographier et à quel rapport d’agrandissement, deux, de construire votre système en fonction de votre intention, du matériel éventuel dont vous disposez, du soufflet que vous trouvez et de votre budget. On pourrait dire que l’adaptation des soufflets est une sorte de Meccano dans lequel certaines adaptations sont possibles d’autres pas, en raison de l’absence de bagues. D’une manière générale, si vous trouvez un soufflet lambda et que vous souhaitez le monter sur votre boîtier, soit il se monte sans bagues, soit vous utilisez des bagues d’adaptation du commerce, soit vous remplacez la bague arrière par une baïonnette prélevée sur un objectif ou mieux sur un doubleur de focale, soit vous ne pouvez rien en faire car c’est impossible ou trop compliqué. Le montage n’est pas difficile, il faut déposer la bague arrière, percer quelques trous avec soin et monter la bague avec des vis appropriées mais il convient de bien centrer la bague et de faire en sorte que le boîtier une fois monté est bien parallèle à l’embase du soufflet et que l’axe optique soit respecté. Mais certains soufflets ont leur bague arrière vissé de l’intérieur ce qui empêche le démontage. A l’avant du soufflet, c’est un peu plus délicat. Aussi est-il préférable de fixer un objectif compatible avec la monture originale. On trouve des macro chez Konica, Minolta, Canon….

Un amateur habile aura intérêt à adapter un soufflet car certains sont particulièrement bien conçus pour la macro, je pense aux soufflets du groupe III et IV. Cela leur permettra parfois de s’équiper à bon compte sous les réserves précédentes. Mais un soufflet Canon, Minolta, Konica, Exacta/Topcon, Rollei, Miranda ou Mamiya est fortement déprécié du fait de l’obsolescence de la monture du temps de l’argentique. Qui, en 2020, fait encore de la photo argentique « macro » avec un soufflet ? De même investir 250€ dans un soufflet Olympus pour le convertir à grands frais en Canon ou Nikon est une hérésie. Si vous devez adapter le soufflet de deux bagues il faut rester dans un budget de 50/60€ pour le soufflet.

Mais la question est loin d’être sans solutions :

Pour la prise de vue, vous avez la possibilité de monter un objectif « à l’envers » sur la platine « objectif » afin d’optimiser ses performances optiques. Cela ouvre de nouvelles perspectives, car il existe des bagues d’inversion (reverse ring) dans plusieurs marques. La bague est pourvue d’un côté d’un filetage mâle pour filtre, par exemple 52 mm et de l’autre d’une baïonnette mâle. Comme les filetages des filtres sont courants, un objectif Nikon se visse sur la bague K de chez Pentax. De même sur la bague BR2 Nikon des objectifs non Nikon sont adaptables. Comme il existe diverses bagues de réduction pour les filtres, une grande quantité d’objectifs sont utilisables malgré l’obsolescence de leur monture.

  1. Je signale la très géniale bague Nikon BR3 qui se fixe à l’arrière d’une optique Nikon lorsque cette optique est montée à l’envers sur un boitier ou bien un soufflet pour l’équiper d’un filtre de 52mm. Elle se monte sur la bague d’inversion Pentax K et sur la bague d’inversion M42 avec une bague intermédiaire 52/49. On monte ainsi « à l’endroit » des objectifs Nikon sur un soufflet ayant un filetage femelle M42

Plus qu’un discours, voici le détail et le soufflet équipé :

Ici un soufflet M42 monté sur un Pentax. Côté platine avant, il y a une bague M42 mâle/52 sur laquelle est fixée une bague BR3.
  • En cherchant bien, on trouve des bagues anciennes qui permettent de monter à l’avant des soufflets un objectif de 42mm. Minolta, Rollei, Konica, Miranda/Soligor, Alpa….ont fourni ce genre de bagues. Ne désespérez donc pas.  En voici deux :
Bagues M42 pour Konica et Rollei

Derniers conseils. Bien s’assurer que les montures ne heurtent pas les contacts électriques des boîtiers et que l’appareil peut être utilisé en position verticale.

Je conclurai ce rapide par quelques remarques.

Les tarifs en occasion de quelques modèles sont s. Il n’est pas rare de voir des PB4/PB6 autour de 400€ voire plus. Passez votre chemin ou négociez âprement. Malheureusement ces offres constituent une « côte » sur laquelle s’alignent les vendeurs pour des produits similaires alors que les montures sont obsolescentes. 300€ pour un soufflet Topcon, Exacta Konica, Canon, Miranda, c’est tout simplement fou d’autant qu’il faut ajouter le coût des adaptateurs s’ils existent. Un soufflet Pentax en M42 très courant se négocie entre 60 et 80€.

Toutes les marques actuelles acceptent, au moyen de bagues, les soufflets M42 que l’on peut équiper à l’avant d’un objectif M42, macro ou non. On peut y visser une bague M39 dans le filetage M42 pour y monter un objectif d’agrandisseur en différentes focales. On les trouve à des tarifs plus intéressants que les autres.

Le soufflet dit PZF (fabriqué dans l’ex-URSS) bien que simple est un excellent outil pour démarrer, voire plus,  la macrophotographie. De nombreux experts de la spécialité en utilisent en raison de son tirage important. On le trouve autour de 30€.

Un soufflet PZF avec un objectif d’agrandisseur de marque Kowa de 80 mm de focale. On remarquera la présence du rail de mise au point, dessous.
Le même, équipé d’une bague M42/52 sur laquelle est fixée une bague Nikon BR3 qui supporte un objectif Micro Nikkor de 55 mm
Les bagues miracles: à gauche une bague permettant de monter un soufflet M42 sur un boîtier Nikon. Au milieu une bague permettant de monter un objectif Nikon F sur un filetage M42. Enfin, à droite une bague Nikon BR3.

FAUT-IL ACQUERIR L’ ACCESSOIRE POUR DUPLIQUER LES DIAPOSITIVES ET LES FILMS EN BANDE ?

C’est une activité « macro » bien spécifique. D’emblée, je suis réservé car les systèmes qui existent exigent de disposer de l’équipement complet prévu par le constructeur pour cette action. Il faut posséder l’objectif qui correspond à la monture avant du soufflet principale et à la fixation sur le soufflet de l’accessoire de duplication. L’ensemble comportant un grand nombre d’éléments est loin d’être rigide en raison de sa longueur ce qui fait que l’axe optique n’est pas respecté. Celui-ci ne se trouve pas à l’intersection des diagonales de la diapositive. Pour y remédier je suggère de caler l’ensemble sur une planchette et en particulier le porte négatif/diapo. Je lui préfère l’accessoire ES1 Nikon ou le dernier ES2 plus efficaces et maniables.

Un cas concret, le soufflet Novoflex, modèle Balnik.

Ce soufflet a été décliné en plusieurs montures.

Ce soufflet des années 80 dédié aux Nikon AI est une évolution du BALCAST de la décennie précédente. Il coûtait 1730 francs contre 1640 pour le PB6 Nikon ! Comme les autres versions pour Canon, Leica, Minolta et Olympus, il présente une particularité intéressante, celle d’avoir le couplage de l’ouverture du diaphragme et donc de la cellule. Il est de taille réduite ce qui est un gros avantage et il comporte un rail de réglage de la distance. Par rapport au PB4 Nikon qui est la référence, il est plus réduit, plus léger 750 gr contre 1200 et son tirage est inférieur, 130 mm contre 185. La platine arrière est fixe ce qui gêne parfois la prise de vue d’objets pour lesquels un grand tirage n’est pas nécessaire. Ce BALNIK se montait tel quel sur les boîtiers argentiques comme ici sur un Nikon FG.

Pour le montage sur un boîtier numérique qui comporte une protubérance il faut intercaler une bague allonge entre le boîtier et le soufflet, cette protubérance empêchant de positionner le soufflet correctement. Beaucoup de Nikon sont concernés mais aussi des appareils d’autres marques. Il manque une dizaine de millimètres pour effectuer l’opération. Une bague allonge fera l’affaire comme ici une PK13 mais une PK12 convient. Cela augmente le tirage. Pour équiper un appareil hybride seule la bague d’adaptation comme la FTZ de Nikon, la EF-EOS-R de Canon, la micro 4/3 pour Olympus… suffit. Comme je l’ai dit plus haut c’est un des gros avantages des appareils hybrides dans le domaine de l’équipement macro.

Pour ceux que le sujet intéresse, j’avais rédigé un article sur l’adaptation d’un soufflet Pentax M42 sur des boîtiers Nikon. Vous y trouverez plus de détails que dans le présent article:

https://mlmpages.wordpress.com/2019/11/27/equiper-un-soufflet-pentax-m42-pour-un-appareil-photo-nikon/

A consulter également: http://www.photomacrography.net/forum/viewforum.php?f=8&sid=64c0e300220fee521582fa30c686db29

http://www.photomacrography.net/forum/viewtopic.php?t=12147&highlight=zeiss+standard

http://extreme-macro.co.uk/bellows/

Montage sur un appareil hybride:

A l’instar des appareils micro 4/3, les appareils hybrides du fait d’un tirage optique plus court que celui des reflex, acceptent un nombre incalculable d’objectifs tiers et les possibilités de panachage sont infinies pour de nombreux soufflets dans la mesure où les bagues d’adaptation existent pour les fixer sur le boîtier. L’important est de disposer d’abord d’un objectif compatible avec la monture avant du soufflet, par exemple un Konica 55 mm macro sur un soufflet Konica ou un équipement analogue de chez Canon, Pentax (K ou M42), Minolta, Olympus, Topcon/Exacta… On intercale une bague d’adaptation entre l’appareil photo hybride et la monture arrière du soufflet. Il existe un très grand nombre de bagues sur le marché permettant de solutionner presque toutes les situations. Il est néanmoins conseillé de vérifier que la bague existe avant de se lancer dans un achat. Parfois, comme pour Konica la bague comporte une lentille destinée à assurer l’infini avec des objectifs non macro. Il faut ôter cette bague qui ne sert à rien sur un soufflet. Prévoir 40€ environ pour la bague.

A l’impossible nul n’est tenu…

Un montage de qualité réalisé par Frans sur flickr:

Minolta bellows to Nikon F-mounts. P4281582
Minolta bellows to Nikon F-mounts.

Ajuster le plafond de données internet sur votre smartphone Samsung

Comme beaucoup, je possède un smartphone Samsung, un A5 en l’occurrence.

Bonne nouvelle, sans majoration, SOSH a récemment majoré le plafond offert par le forfait à 19,99 € de 20 à 40 GO. Mais mon téléphone indique, par défaut, une limite maximum de consommation d’internet de 5 GO avec un avertissement à 2 GO. C’est aussi le cas pour beaucoup de Samsung.

Comment changer les indications de ce plafond sur votre Samsung car le changement des indications ne se fait pas automatiquement ?

Il faut se rendre dans PARAMETRES, puis successivement :

  • Connexions
  • Utilisation des données
  • Utilisation des données mobiles ou apparaissent le plafond et l’avertissement
  • Appuyez sur la roue dentée en haut à droite
  • Puis cliquez sur « limite des données ». Réglez au niveau correspondant au forfait.
  • Cliquez enfin sur « avertissement lié aux données » et ajustez selon votre choix, par exemple, 35 GO pour une limite de 40 GO.

C’est fait !