Correction de l’horizon en photographie

Depuis longtemps je souhaitais m’attaquer à un problème que rencontrent des photographes, l’horizontalité des sujets. 

Lorsque vous découvrez vos photos, vous constatez que l’horizon penche ou qu’un sujet parfaitement horizontal est incliné. Pire vous vous rendez compte que tous vos sujets penchent du même côté. Les droitiers inclinent à gauche et vice-versa. Il se peut également que lorsque le support n’est pas ferme comme sur un bateau, l’image soit penchée. Le résultat est inesthétique.

Lago Argentino

Comment éviter cela ?

Il existe plusieurs solutions pour y remédier.

  1. D’ abord on peut essayer de se corriger soi-même en tenant correctement l’appareil photo et en se servant du quadrillage du dépoli de visée. Ca devrait fonctionner, sauf que le cadre de visée est parfois petit notamment sur les reflex dotés d’un capteur APS-C  et que le naturel revient au galop. Je me souviens d’une personne qui lorsqu’elle passait la cinquième vitesse sur sa voiture (en haut à droite) avait tendance à bouger le volant de la main gauche vers la droite. De plus, sur les appareils à visée par écran, notamment lorsqu’ils sont tenus à bout de bras, le cadrage est fait sommairement. On vérifie essentiellement que le sujet est centré ou que tout rentre dans l’écran quel que soit le respect de l’horizontalité.  
  2. Pour éviter le plus possible les défauts d’horizontalité il existe depuis longtemps un accessoire sur la plupart des appareils photo élaborés, c’est une aide qui apparaît dans le viseur ou dans l’écran arrière. Cette aide a des noms différents selon les marques, HORIZON VIRTUEL (Nikon) NIVEAU ELECTRONIQUE (Canon, Pentax)  INDICATEUR DE NIVEAU NUMERIQUE (Sony) etc, décrite dans les manuels des appareils. Il existe d’autres types d’aide chez certains fabricants selon les modèles. La fonction s’affiche dans l’écran de visée ou sur le moniteur arrière par la mise en place de curseurs ou de points qui indiquent la bonne horizontalité à respecter. Cet affichage peut être permanent ou à la demande en appuyant sur une touche de fonctions. Il est important de l’afficher car c’est un excellent outil qui réduira vos insuccès. En même temps, il pousse à se redresser soi-même.  Malheureusement peu de photographes même confirmés l’utilisent, j’en ai régulièrement la preuve.
  3. Lorsque le précédent conseil n’a pas été écouté ou que vos images comportent malgré tout un défaut d’horizon, il vous reste à les corriger avec un logiciel de post-traitement. Ils ont tous ou presque cette fonction. Celui que je préfère pour la correction de la ligne d’horizon est FASTSTONE IMAGE VIEWER (1) car c’est celui qui est le plus simple et le plus rapide par rapport à Photoshop moins ergonomique.

Ouvrez FASTSTONE IMAGE VIEWER

Vous affichez l’image que vous voulez corriger

Commande rotation, autres

L’image s’affiche avec une grille de recadrage,

Vous cochez deux cases, recadrage auto et conserver les proportions.

Déplacer le curseur bleu pour régler la bonne horizontalité. Pour encore plus de précision vous avez à droite une petite case permettant de régler arithmétiquement l’inclinaison.

Une fois obtenue, cliquez sur OK.

Et voilà:

Dans tout système il y a des exceptions. Lorsque vous utilisez un grand angle toutes les perspectives sont déformées, verticales et horizontales. Dans le cas la correction dont je traite ici ne s’applique pas ou peu, juste pour corriger quelques excès inesthétiques.

Suppression des horodateurs à Paris, en catimini….

Sans tambour, ni trompette, la guerre à la voiture continue à Paris avec maintenant l’enlèvement des horodateurs notamment ici dans le XX ème arrondissement. Les traces de ces horodateurs perdurent par contre, sauf sur la quatrième photo où le trou a été vite rebouché. Les usagers sont perdus à la recherche d’un horodateur qui voudra bien enregistrer leur paiement. Les indications « intervention sur horodateur » ont parfois trois ans d’âge et ne résistent pas au temps. Mais depuis quelques mois, elles sont remplacées par des cônes de Lubeck.

Cocotte minute SITRAM, modèle SITRAFORZA. Changement des vis de fixation des poignées du couvercle.

Au bout d’une dizaine d’années les quatre vis de fixation des accessoires de préhension des couvercles de cocotte minute SITRAM sont rouillées et peuvent ne plus tenir lesdits accessoires. Elles sont en acier non inoxydable, probablement zingué.

Comme il est impossible d’en trouver en tant que pièce détachée chez les distributeurs Sitram, on les remplace par des vis génériques. Ce sont des vis à tête fraisée FHc en inox de dimension M5 x 10 comme celles-ci: https://www.ebay.fr/itm/vis-Tete-Fraisee-FHc-inox-M5-x-10-lot-de-10/143203118600?hash=item2157922e08:g:uMYAAOSwm5xcL8sI

On dévisse les vis anciennes avec un embout TORX après avoir appliqué une goutte de WD40. On nettoie et ensuite on installe les nouvelles vis avec une clé Allen. Elles sont légèrement plus courte de 2 ou 3 millimètres mais elles remplissent leur office. Toute autre forme de vis ne conviendrait pas.

Blake et Mortimer « la vallée des immortels » tome 2

Les auteurs du tome 1 viennent de publier une suite à « la vallée des immortels » qui avait fait l’objet de l’article suivant :

https://mlmpages.wordpress.com/2018/11/23/blake-et-mortimer-la-vallee-des-immortels/

On retrouve avec bonheur les personnages créés par Edward P. Jacobs embringués dans des guerres intestines qui ravagent la Chine après le second conflit mondial. Il y a dans cet ouvrage moins de références historiques que dans le premier. Il s’agit en effet de rocambolesques aventures entre guerriers, brigands, sorciers, animaux fabuleux et nos deux héros, dans une sorte de guerre de succession visant à prendre le pouvoir. La science-fiction est peu présente, par contre le fantastique et le surnaturel constituent une bonne part des circonstances du récit.

Si vous avez, comme moi, des difficultés à vous replonger dans l’intrigue du tome 1, les auteurs ont fait un résumé fort utile page 8. Vous pouvez donc entamer la lecture sans reprendre le précédent !

Je ferai quelques remarques concernant l’esthétique.  Il n’y a rien à dire sur la vraisemblance ou l’exactitude des lieux, des costumes, des véhicules ou des constructions. Tout ceci est très bien réalisé comme dans le tome 1. De même, les personnages fort nombreux ont des physionomies qui évitent de les confondre. Ce qui m’a plus gêné c’est la teinte générale des dessins verdâtres/jaunâtres qui est présente à toutes les pages d’une manière plus accentuée que dans le précédent volume. Sans raisons, car cela ne correspond pas du tout aux tonalités de la région où les aventures se déroulent. Comme diraient les photographes, ils ont un peu trop modifié la balance des blancs vers le jaune. Mais pas de quoi renoncer à la lecture de cette excellente bande dessinée que je recommande.