Réglage de l’infini sur un appareil à soufflet (folding).

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Cavalerie Zeiss Ikonta 6×9

Les appareils photo à soufflet présentent souvent un défaut, celui d’une mise au point à l’infini erronée. Pourquoi ? Ces appareils ont entre 50 et 70 ans et lorsqu’ ils parviennent jusqu’ à nous ils ont eu à supporter diverses sollicitations, chutes, écrasement, usage intensif, démontages hasardeux, desserrement des composants, etc. Il est rare d’en trouver un dont la mise au point à l’infini est juste. C’est la cause de nombreux insuccès. Les photos sont donc moins nettes bien que la fermeture du diaphragme contribue à atténuer ce défaut de netteté. Parfois on attribue le défaut à un manque de planéité du film…

Il existe une méthode à la portée de l’amateur pour vérifier et corriger la justesse de la mise au point. Je la garantie car je l’ai expérimentée sur des dizaines d’appareils. Je la préfère pour sa précision à celle qui consiste à vérifier par l’intermédiaire d’un calque en guise de dépoli.

Premier point, vérification

Matériel nécessaire : un carré de plexiglas, du ruban adhésif, un reflex avec stigmomètre central équipé d’un 50mm (ici un Nikon FG) et un trépied.

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Ici je vérifie l’infini sur un Solida III

Le carré de plexiglas de 65×65 mm est découpé au cutter dans un couvercle de DVD. Les tranches du carré sont à ébavurer  avec du papier abrasif à l’eau. En son milieu, vous graverez un trait avec une pointe.

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Le plexiglas rayé est scotché pour tenir à la place du film

Vous fixez ce carré à l’emplacement de la pellicule en prenant bien soin de l’installer dans le plan de cette pellicule, face rayée à l’intérieur de la chambre noire. Ensuite, vous réglez votre appareil photo sur la pose T s’il en dispose, ou bien sur la pose B et vous bloquez la came de l’obturateur avec un morceau de carton pour ne pas qu’il se referme. Vous posez l’appareil sur le trépied et vous réglez la bague de mise au point à l’infini.

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Blocage de la came du déclencheur en position ouverte en pose « B ».

A l’aide de votre reflex réglé à l’infini, vous vous approchez de la lentille frontale de l’appareil à soufflet jusqu’ à la toucher et vous placez le stigmomètre sur le trait gravé au milieu du plexiglas. Si ce trait est continu, la mise au point est correcte, s’il présente une cassure, il faut ajuster.

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Disposition de l’ensemble

stigmomètre

Images du trait rayé sur le stigmomètre du viseur du reflex Nikon

Deux appareils sur trois nécessitent un réglage.

Ajustement

Voici comment procéder. Munissez-vous d’un tournevis très fin pour dévisser les trois vis de retenue de la lentille frontale sans toutefois les sortir totalement de leur logement et vous ôtez la bague sur laquelle les distances sont gravées. Vous refaites le contrôle précédent et vous ajustez la bague frontale en la tournant jusqu’ à ce que vous voyez une ligne non brisée dans le stigmomètre du dépoli du reflex. Vous reposez ensuite délicatement la bague des distances, le signe infini face au pointeur en forme de triangle ou de losange sans toucher au réglage et vous serrez les trois vis minuscules de fixation de la bague. Si vous avez le sentiment d’avoir bougé quelque chose, recommencez.

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Trois petites vis assurent le serrage sur la bague ci-dessous. Attention à ne pas trop les sortir de leur logement.

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Lentille de mise au point. Les vis de la bague se bloquent dans la rainure que l’on aperçoit.

Désormais c’est réglé et vos photos gagneront en netteté. Cette méthode est connue depuis des décennies et je n’en revendique pas la paternité. 

Comme vous avez pu le voir, je traite plus loin dans mon blog des reflex à deux objectifs, Rolleiflex et Ikoflex. On se doit de vérifier l’infini sur ces appareils de conception différente des foldings car, avec le temps, les déréglages sont possibles. La même technique est à utiliser, par contre je déconseille fortement de les ajuster vous-même. Confiez-les, si besoin est, à un spécialiste « Rolleiflex ».

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Blake et Mortimer « La vallée des immortels »

La vallée des immortels

Les éditions Blake et Mortimer viennent de publier le 25 ème ouvrage des aventures du professeur et du capitaine. 

Le scénario est du à Yves Sente, les dessins sont de deux auteurs nouveaux dans la série, Teun Berserik et Peter Van Dongen. 

L’aventure part d’un fait historique, le transfert des oeuvres d’art chinoises à Taiwan au moment de la guerre civile chinoise qui opposa les communistes et les nationalistes. A noter que ces oeuvres sont exposées de nos jours au musée de Taipei. La suite est imaginée, bien entendu sans fondement historique. 

Dans ce premier tome qui se termine avec suspense, les habitués de la série retrouveront avec plaisir les deux personnages mythiques et leurs activités sur fond de trahison. Le récit se déroule en Chine, en grande partie à Hong-Kong, alors colonie britannique. Mortimer et Blake sont mêlés à une affaire de parchemin qu’un vilain méchant cherche à retrouver pour assurer sa légitimité, grâce à quelques falsifications auxquelles l’infâme Olrik apportera son aide. Mais je n’en dis pas trop. 

De mon point de vue, le scénario est bien ficelé, mieux sans doute que les précédents et l’enchaînement des images et des dialogues est clair. Cela se lit rapidement et on attend avec impatience le second tome où on connaîtra le sort réservé à Mortimer. Il s’intitulera « le Millième bras du Mékong ».

Si je devais faire – sinon une critique du moins une remarque – c’est sur le graphisme qui diffère assez profondément de celui d’André Juillard qui avait réalisé les précédents albums. Ses dessins étaient fins et les couleurs plus transparentes et moins foncées. Dans le présent album, les traits sont plus épais. Par contre le physique des personnages est bien « croqué » ce qui fait qu’il ne peut y avoir de confusions. La documentation architecturale, urbaine et « archéologique » est excellente. Je ne peux taire tout le bien que je pense du dessin du Canadair C4 de la BOAC, extrapolé du DC4. La BOAC a réellement utilisé ce type d’avion. Enfin, un clin d’oeil à l’Ecosse avec le contre- amiral Eileen Donan ( page 44) dont le nom fait penser au magnifique château d’Eilean Donan https://www.flickr.com/photos/24459168@N05/42039065734/in/photolist-273RcCb-284SXpG-Jn2ZYP/

De même, les noms des ingénieurs (page 45) font penser à Jack Hawkins et Michael Caine, acteurs britanniques.

Une excellente note pour cet album destiné à tous les publics.

 

Le duplicateur Nikon ES 2

L’accessoire Nikon ES 2 est une évolution attendue du Nikon ES 1 que j’avais testé dans l’ article ci-dessous. Le ES 1 présentait à mes yeux deux faiblesses, l’absence de blocage du tube étirable (qu’il fallait fixer avec du gaffer) et d’un passe film ou passe diapositives.

https://mlmpages.wordpress.com/2017/05/20/numerisation-des-diapositives-avec-le-nikon-es1-et-un-boitier-nikon-full-frame/

Le ES 2 remédie à ces carences. Le choix doit désormais se porter sur le ES 2 qui remplace avec bonheur le ES 1 dont la vente va progressivement cesser. Il est vendu 159€ sur le site officiel. 

https://www.nikon.fr/fr_FR/product/accessories/nikkor/others/film-digitising-adapter-es-2#related-products

Il faut espérer que dans quelques semaines le tarif aura légèrement baissé. A noter que si le D850 cité dans la page Nikon possède une fonction bien utile d’inversion des couleurs pour les films négatifs, rien n’interdit de se  servir d’autres boîtiers Nikon FX qui n’ont pas cette fonction, voire des boîtiers full frame Canon, Sony, Pentax avec une bague d’adaptation de filetage sur l’objectif.

La station de Pleine nature de Mandailles-Saint-Julien (Cantal)

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Mandailles-Saint-Julien sont deux communes regroupées de la vallée de la Jordanne qui totalisaient en 2015, 191 habitants. En dehors des agriculteurs, il a quelques retraités et des actifs qui travaillent à Aurillac. Il n’y a plus d’école à Mandailles ni à Saint-Julien.

L’activité économique est tournée essentiellement vers l’élevage. Dans le Cantal, le tourisme peine à décoller malgré de nombreux attraits. Quelques aménagements ont été réalisés, pas toujours à bon escient comme celui de la Cascade de Veyrines https://www.flickr.com/photos/24459168@N05/14989650999/in/photolist-oQAmtd-oQzT1B mais la période touristique est courte, aléatoire selon la météo. C’est loin d’être un déferlement  touristique.

La Communauté d’agglomération du bassin d’Aurillac a eu l’idée – elle n’en manque pas – de créer à Mandailles-Saint-Julien une « station de pleine nature » aux contours pompeux. Sans être oiseau de mauvais augure, on peut parier que dans dix ans la station sera fermée. Voici ce que dit la CABA:

https://www.caba.fr/station-pleine-nature/

Cette construction m’amène à faire plusieurs remarques :

  • La commune participe à ce projet à hauteur de 128 800€ soit 674€ par habitant, une paille !
  • La construction, un grand hall, est placée en plein milieu du bourg qui, jusqu’à présent avait été épargné par les aménageurs cantalien, genre Maisons Partout… Vu le type de construction retenu, cela nuira au site d’une manière indélébile.
  • Il suffit de regarder les agences immobilières et Le Bon Coin pour se rendre compte du nombre important de bâtiments à vendre à Mandailles ou dans les alentours. Des solutions alternatives existaient si le besoin de cette station était avéré. Or de mon point de vue le besoin n’est que partiellement justifié. Le bâtiment de la mairie de Mandailles  récemment rénové est sur-dimensionné par rapport à l’effectif de population et aux services qu’elle comprend. Une partie pouvait être dédié à la station de plein air.
  • Cette station, va entraîner des frais de gestion, d’entretien, de personnel, etc.

Mais la remarque principale touche à la dilapidation des deniers publics. Je pense qu’avec de tels projets à 1 400 000€ la réduction des subventions publiques n’est pas encore assez forte pour faire comprendre à nos édiles qu’ils sont manifestement à l’ouest.

Pendant ce temps, le magnifique site du château d’Alleuze dont la direction est signalée à l’entrée d’Aurillac est à l’abandon faute d’entretien, broussailles, ronces, chemin impraticable, absence de rambardes, sans parler de l’espace de stationnement qui est réduit à sa plus simple expression.

La mairie de Mandailles, 191 habitants:

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Les pelouses, un cauchemar à entretenir, mais on peut améliorer.

L’été 2018 a été fatal à beaucoup de pelouses. A cette occasion, les plantes parasites de la pelouse se voient encore mieux et contrairement à l’herbe, elles résistent et constituent le seul tissu végétal. 

Nous allons examiner ces plantes. Il y en a quatre principales:

  • le lierre rampant,
  • la porcelle (hypochaeris radicata) , genre de pissenlit épais surmonté d’une longue fleur jaune (une vraie plaie envahissante)
  • la piloselle, surmontée d’une petite fleur jaune ressemblant à la fleur de pissenlit
  • le bugle rampant,
  • un trèfle rampant dont je n’ai pas trouvé le nom scientifique ou commun mais qui ressemble à ceci:

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Le stolon de ce trèfle devient noir et cassant par fortes chaleurs

Ces plantes parasitent les pelouses au point d’étouffer l’herbe. Il faut dire que la plupart du temps on leur facilite la tâche en coupant l’herbe à ras ce qui accentue le développement des plantes rampantes. Nous contribuons à leur développement. Du reste elles se trouvent presque exclusivement sur nos pelouses.

Sans avoir pour objectif une pelouse anglaise, on peut très sérieusement améliorer les choses en procédant ainsi.

Si la surface n’est pas trop importante il faut se débarrasser manuellement de ces plantes. Le trèfle rampant avec ses longs stolons est assez facile à éradiquer, comme le lierre rampant, il suffit de trouver la tige et de tirer. La porcelle nécessite d’arracher la racine avec un tire racine car si celle-ci est coupée, elle repart trois semaines plus tard. La racine est d’autant plus forte et longue que l’été fut sec et que la plante est allée chercher l’humidité en profondeur. Il est préférable de travailler lorsque le sol est humide. La piloselle est très dense, comme le bugle, petite sans beaucoup de prises sous la main. Un désherbant (sans glyphosate) l’altère en la desséchant. On peut aussi la brûler avec du feu ou bien avec de l’eau très chaude, également valable sur la porcelle de petite taille car l’eau même brûlante ne détruit pas complètement la racine profonde, plus dure qu’une racine de pissenlit.

Sauf si vous souhaitez refaire complètement votre gazon, vous ne parviendrez pas à éradiquer totalement ces plantes surtout si vos voisins ne font rien.

En dehors de ces arrachages, il y a des choses essentielles pour améliorer durablement le gazon.

Comme il n’est pas toujours possible de le laisser pousser, au risque d’être envahi, la seule solution pour le régénérer est de semer régulièrement de nouvelles graines. Le gazon se comporte en effet comme une céréale, c’est à dire que si vous le laissez pousser des graines vont se former, qui à maturité, vont se disperser et reformer de l’herbe. Les nouvelles techniques de coupe lors des fenaisons précoces et répétées réduisent l’apport naturel en graines non seulement dans les champs mais aussi dans les jardins situés à proximité des champs et laissent la part belle au développement des parasites du gazon. 

Je sème à la volée des graines de gazon, il n’en faut pas beaucoup (1), par temps humide au printemps (mars/avril) et depuis que je procède ainsi tous les ans, la pelouse est nettement plus belle. La coupe n’est pas rase mais à 5 cm. De cette manière, sans prétendre à un gazon britannique, il y a moins de plantes parasites qui manquent de lumière pour se développer, l’herbe ayant pris la place. 

(1) pour une surface gazonnée de 350 m2 j’utilise un sachet prévu pour 80/100 m2.

Pas de chance pour la station vélib de la piscine des Tourelles

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Encore des soucis avec cette station qui n’a jamais bien fonctionné. Longueur des travaux, gestion des bicyclettes, maintenance….depuis un an elle est en souffrance. Photos prises le 11 septembre 2018 qui permettent de découvrir un nouveau mot: BORNETTE. Le ridicule est en effet sans bornes….

La saga de cette station sur mon blog:

https://mlmpages.wordpress.com/2018/06/20/velib-sans-aucun-velo/

https://mlmpages.wordpress.com/2018/03/14/une-station-velib-bien-malade/

https://mlmpages.wordpress.com/2018/02/16/la-petite-station-velib-piscine-des-tourelles-xx-eme-arrondissement/

https://mlmpages.wordpress.com/2017/10/17/et-on-casse-les-stations-velib/

Même stade d’avancement des  » travaux » le 8 novembre

Un si beau village, Belliac, commune de Saint-Simon (Cantal)

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Belliac, patrie de Gerbert (946-1003), grand scientifique, devenu pape (Sylvestre II) en 999, est un joli village de la commune de Saint-Simon. Et comme beaucoup de villages de France, les poubelles ont été placées bien en vue des visiteurs. Je me demande à quoi pensent les élus quand ils font de tels choix.  

Sur le même sujet:

https://mlmpages.wordpress.com/2017/09/13/leglise-de-les-cuns-lozere/